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Les Wilds: un voyage pour un changement de vie

Vie à bord

La transat 1er essai !

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03/12/2019

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Jour 1 :
On demande les derniers conseils au pionnier de la transat ! Le pape des Alizés, le King du vent arrière…. notre vénéré Christophe Colomb ! On fait le stock de produits frais au marché de La Gomera et c’est parti. Enfin ce départ tant attendu…
On part avec peu de vent, pourtant notre routeur nous assure que le créneau est bon. Pas facile de faire du moteur quand on a trois semaines de navigation devant soi. Devons effectuer pas mal de manœuvres pour trouver un bon réglage.
Jour 2 :
Le pilote se déconnecte sans raison, c’est bizarre. On avance doucement avec un pointage à 120 NM pour ce premier jour.
Jour 3 :
Le vent s’établit au nord est à 10-15 nœuds et nous permet d’avancer avec toutes les voiles dehors, c’est beaucoup plus agréable, ça brasse moins, je peux commencer à faire du pain et des gâteaux. Et ça c’est excellent pour le moral des troupes !
Jour 4 :
Le pilote a lâché au milieu de la nuit, les drosses de barre grincent et ça nous inquiète. On trouve que la barre est un peu dure et on se demande si la révision qu’on a fait effectuer sur l’unité mécanique du pilote était une bonne idée. Il y a de la résistance à certains angles quand on barre et en discutant par iridium avec des amis skippers nous pensons sérieusement à faire une halte au Cap Vert afin de régler ça. Se retrouver sans pilote, c’est très embêtant, mais la barre qui lâche, c’est encore plus sérieux. Finalement, après avoir graissé tout le système de drosses, la barre ne grince plus et nous décidons de poursuivre pour autant que le pilote ne se déconnecte plus.

Jour 5 :
Le pilote continue à se déconnecter et nous décidons de nous dérouter sur le Cap Vert pour régler ce problème de barre et de pilote. Je suis dépitée, mais je comprends aussi le capitaine qui a bien sûr raison en ne voulant pas prendre le risque d’une rupture de drosses. Nous devons contrôler tout ça avant de poursuivre. En plus, il paraît que le Cap Vert c’est magnifique… On a tous chopé la crève et on est fatigué, cette halte nous fera du bien.
Jour 6 :
Ce matin nous avons la visite des dauphins, à chaque fois, ce sont des moments magiques qui nous font oublier tous nos soucis. Nous avançons lentement, car le vent a bien molli. Première dorade coryphène pêchée par Claude aujourd’hui. La pêche ne m’emballe pas beaucoup et je laisse le soin aux hommes de nettoyer le poisson et le bateau 🙂
Jour 7 :
On devrait arriver demain. On a pris le rythme des nuits en mer maintenant. Les filles font les quarts avec nous et c’est vraiment sympa. On se regarde des films quand c’est calme. J’ai accepté que l’on ne puisse certainement pas être à Noël aux Antilles. C’est le Wild qui décide et je dois lâcher prise. Il y a beaucoup de choses qui ne sont pas sous contrôle et c’est une leçon de vie. Il est temps de l’accepter. En plus on devrait croiser des bateaux copains à Mindelo. Yes !
Jour 8 :
Le pilote a encore lâché pendant le quart de Claude. Ça m’a heureusement réveillé, mais un peu tard. Nous avons quand même empanné et fait un tour complet. Heureusement que le vent n’était pas très fort. Nous sommes arrivés dans l’après-midi à Mindelo avec plus de 20 nœuds. Le vent est enfin revenu… Posés au Floating Bar, on est heureux d’être à nouveau à terre.

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Les dauphins sont toujours là pour nous remonter le moral

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Le Cap Vert en vue après 8 jours de navigation

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