Logo Les Wilds

Les Wilds: un voyage pour un changement de vie

Vie à bord

Navigation entre Gibraltar et Rabat

image auteur

02/10/2019

Image intro article

Nous quittons Gibraltar à 7h30. Pleine mer plus 3 heures, pour les initiés, afin d’éviter le courant contraire. Nous sommes contents car il n’y a pas de brouillard, contrairement à ces derniers matins, nous avons de la chance… Ou pas, car à la sortie de la baie, après une heure de navigation, on entend les cornes de brume des cargos et on réalise rapidement qu’on ne pourra pas passer.
On attend. On fait quelques ronds dans l’eau pendant une heure et ça finit par se lever. On peut enfin poursuivre notre route.
Nous longeons le détroit, la mer est calme et le vent est plein face donc nous sommes au moteur. La traversée du détroit se fait sur une mer d’huile, malgré les quelques tourbillons que nous voyons autour de nous, à la jonction entre l’Atlantique et le détroit.
On traverse sans encombre et sans croiser de trop près le flux des cargos qui reste impressionnant dans cette région.

Finalement, on peut monter les voiles, c’est un signe de bienvenue dans l’Atlantique pour nous. On fait un magnifique bord de reaching pendant plusieurs heures et on se souvient enfin de la raison pour laquelle on a acheté un bateau à voiles 🙂 Jusqu’à ce qu’on doive changer de cap et filer plein sud. Avec un petit vent du nord, on avance plus beaucoup. La houle de travers s’en mêle et la nuit qui arrive s’annonce à nouveau un peu longue.Nous décidons d'affaler la grand voile, car avec le manque de vent et la houle, c’est super désagréable. oDans la manœuvre, on casse l’attache du lazy bag, et la voile tombe sur le pont. Un vrai bonheur de ramasser une voile de ce poids pour l'attacher avec des sandows (élastiques) de nuit. Nos longes se bloquent tout les deux mètres. On est un peu crevé.

Image intro article

Le brouillard à la sortie de la baie de Gibraltar

Image intro article

Tarifa, bientôt la sortie du détroit de Gibraltar

Mais heureusement après la nuit, le jour se lève. On voit pas mal de brouillard le long de la côte et on espère que ça se lève avant notre arrivée à Rabat prévue à midi.
Il y a pas mal de pêcheurs et de filets le long de la côte, on reste donc assez au large, mais à un moment il faut bien se décider à se rapprocher. Après avoir contacter la marina par téléphone, nous mettons le cap sur l’entrée de Rabat, entourée de poches de brouillard plus ou moins épais. On arrive devant l'entrée du chenal. On a une visibilité de 50 à 100 mètres et au dessus on voit le ciel bleu, c’est très bizarre.

On entend les vagues se briser sur la digue et il nous est toujours impossible de voir l’entrée. De toute façon, l’entrée dans le chenal se fait accompagné d’un pilote pour éviter les bancs de sable. Avec la houle et le fort marnage dûs aux grandes marées de ces jours, nous apprenons que nous devons patienter 1h30 avant de pouvoir entrer. Nous faisons un pique-nique surréaliste en faisant des ronds dans l’eau et petit à petit nous sommes rejoints par 5 autres voiliers. Enfin, le pilote vient nous chercher et en passant l'entrée le brouillard se lève, comme par magie.

Image intro article

Image intro article

Nous ouvrons l'entrée magistrale dans le chenal de Rabat

Album photo

Retour aux news

Palmier
. . .

Retour aux news

Palmier
. . .
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x
()
x